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La gestion des inondations

 

Contexte général

Les bassins versants de la Saane, de la Vienne et de la Scie connaissent des inondations fréquentes comme la majorité des fleuves côtiers de Seine-Maritime. Ces inondations se manifestent de façon spectaculaire en raison de leur soudaineté et de leur violence.

 

Le recensement des événements historiques montre l’importance des inondations. La liste des principaux événements est la suivante :

  • Hivers 1939-1940,
  • 10 Mars 1947
  • Juillet 1974
  • Juin 1975
  • 1er juin 1978
  • 21 Décembre 1979
  • Juillet-Aout 1980
  • Juillet 1981
  • Octobre 1981
  • Juin 1983
  • Mars 1988
  • 22 Février 1990
  • 7 décembre 1992,
  • Mars 1993
  • Juin 1993
  • Décembre 1993
  • Décembre 1994
  • Janvier 1995
  • Mai 1995
  • Novembre 1998
  • Juin 1998
  • Décembre 1999
  • Mai 2000
  • Juin 2005
  • Juillet 2007

 

Les populations présentes sur les bassins versants de la Saâne et de la Scie sont exposées aux inondations et aux ruissellements.

 

Si ponctuellement, un orage touchait une commune, la majorité du territoire était épargnée au cours des décennies 60-80. Les populations se sont renouvelées et ont perdu la mémoire du risque. Le développement économique et technique des Trente Glorieuses a donné le sentiment que le progrès permettrait de tout maîtriser.

 

Les années 90 ont été un réveil douloureux avec une succession de catastrophes naturelles (1993, 1995, 1999) qui ont fortement impacté nos territoires.

 

Les politiques de lutte contre les inondations ont longtemps été menées par les communes avec une absence de coordination qui s’est traduite par des incohérences. La plus flagrante a été d’accélérer les écoulements des plateaux vers les vallées facilitant l’apparition d’inondations.

 

 

Face à cette situation, les objectifs fixés aux Syndicats de bassins versants étaient simples : lutter contre les inondations. Privilégier la gestion intégrée des inondations à l’échelle du bassin versant est devenu une nécessité. Cette politique s’est traduite au cours de la décennie écoulée par la création de nombreux ouvrages (barrages, bassin) visant à stocker les eaux afin de réduire les inondations. Cette approche était majoritairement curative.

 

Depuis les dernières années, sous l’impulsion des élus et pour répondre à une évolution du cadre réglementaire, la politique du Syndicat des bassins versants s’est orientée vers une gestion globale du risque Inondation alliant le curatif au préventif.

 

Cette politique vise à gérer, sur le long terme, la gestion de l’aléa (réhabilitation des zones d’expansion des crues, ralentissement dynamique, protection locale,…) et réduction de la vulnérabilité des personnes, des biens et des territoires (maitrise de l’urbanisation des zones inondables, réduction de la vulnérabilité des constructions et installations, amélioration de la prévision, développement de la culture du risque,…)

 

 

La gestion du risque inondation s’appuie sur une politique globale mise en œuvre à l’échelle des bassins versants hydrographiques. Elle s’articule autours de plusieurs axes dont les principaux sont actuellement :

  • Le ralentissement dynamique des ruissellements et des crues,
  • Les actions sur l’espace agricole,
  • Les actions sur l’espace urbain,
  • La réduction de la vulnérabilité,
  • La mémoire du risque

Le ralentissement dynamique

« Il s'agit d'une stratégie d'aménagement qui privilégie la répartition des actions de prévention des inondations. Les techniques de ralentissement dynamique consistent principalement à retenir les eaux des précipitations sur les versants et les bassins versants aussi longtemps que possible, afin de limiter les afflux d’eau parvenant aux rivières, de ralentir dans ces dernières les vitesses d’écoulement et de transfert des crues, et enfin de favoriser en général la connexion entre les annexes fluviales et le lit majeur, afin d’étaler les crues dans le temps et amortir leur pic  « IRSTEA

 

La politique de ralentissement dynamique découle de plusieurs concepts développés par des chercheurs et universitaires. Elle constitue actuellement le fondement des politiques publiques mis en œuvre par l’Etat mais aussi les collectivités territoriales.

 

 

Il apparaît aujourd’hui évident qu’empêcher l’apparition d’inondations n’est pas réaliste d’un point de vue technique mais aussi économique et écologique. Toutefois, il est possible de gérer les inondations en fixant des objectifs en termes de réduction de l’aléa inondation et en intervenant sur la vulnérabilité.

 

 

Cette politique s’appuie sur la mise en place d’un schéma global de prévention des inondations qui s’article autour de plusieurs types d’actions.