Zones enherbées

Les zones enherbées permettent de limiter l’érosion des sols, augmenter l’infiltration des ruissellements sous certaines conditions, ainsi que le dépôt des particules en suspension dans les eaux de ruissellements.

 

Elles permettent enfin de réduire les transferts de produits phytosanitaires (utilisé pour les cultures) permettant une protection de la ressource en eau (limitation des pollutions sur les captages, bétoires ou encore jusqu'à la rivière).

 

Pour préserver l’efficacité des zones enherbées en termes d’infiltration, il est absolument nécessaire d’éviter de rouler sur celles-ci, surtout en conditions humides !

Un compromis peut être trouvé en gardant une zone de roulement sur une partie de l’aménagement, en veillant à ne pas nuire au fonctionnement de l’aménagement (garder une bonne porosité et donc une bonne capacité d’infiltration).

 

 

Zone enherbée, bassin versant de la Saâne, 2011. Cette zone enherbée permet la protection de la voirie auparavant régulièrement touchée par des apports de terre en période pluvieuse.

Elle permet de limiter ce phénomène par la sédimentation des particules (rôle de peigne ou encore de filtre) et par l’infiltration des eaux.

 

Son action est complémentaire aux autres aménagements de ralentissement dynamique et d’hydraulique douce.

 

Pour le choix des espèces selon l’effet recherché, voici quelques caractéristiques des principaux couverts herbacés : 

 

Source fiche « semer une bande enherbée » CA 76
Source fiche « semer une bande enherbée » CA 76

 

 

Les effets en faveur de la biodiversité devront également être pris en compte dans un souci d’aménagement

optimum du territoire et de prise en compte de l’intérêt pour les cultures (réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires par la présence d’auxiliaires de cultures notamment).

 

 

Source AREAS
Source AREAS

Bande enherbée semée en deux temps. On voit la différence entre les deux types de couverts selon le stade de développement et les espèces utilisées.(à gauche récente, à droite plus ancienne).

 

Une bande enherbée en amont permet de protéger la voirie.

 


Les bandes enherbées sont placées dans les zones de passages d’eau (axes de ruissellements) ou quand ceux-ci sont plus diffus, elles sont placées en bordure de parcelle, permettant de diviser une pente en plusieurs parties ou protégeant une voirie par exemple. Elles permettent d’infiltrer les eaux, mais aussi de faire sédimenter les fines contenues dans les ruissellements. Cela réduit les risques d’érosion des sols et de coulées de boues.

 

Evolution d’une bande enherbée dans le temps :

Implantée dans un axe de ruissellement sur lequel se créait une ravine régulièrement ce qui a occasionné de la casse de matériel (zone en pente, casse du bras du pulvérisateur), cette bande enherbée permet d’éviter la casse de matériel pour l’exploitant et de diminuer les apports de terre sur la route (danger pour les usagers) lors des précipitations.

Cette bande enherbée a été complétée par une fascine et une haie qui permettent d’infiltrer les eaux et renforcent la protection de la voirie (décantation des fines pouvant être transportées dans les ruissellements) et du bourg situé en aval.

Enfin, ces aménagements jouent également un rôle favorable pour la biodiversité ainsi que dans le cadre de la protection de la ressource en eau (phytoépuration).

 

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